Provenance de l’huile de copaiba

( ou baume de Copahu )

Essence de baume de Copahu

Oleum Balsami Copaivae Oil of Copaiba Copaivabalsamöl

Provenance :

Le baume de Copahu, connu et employé en Europe depuis le commencement du 16ème siècle, est fourni par un grand nombre d’espèces du genre Copaifera (famille des légumineuses), qui croissent spontanément dans les régions qui s’étendent depuis le fleuve Amazone et ses affluents, jusqu’à la Guyanne, le Vénézuela et la Colombie du Nord. Les principales espèces sur lesquelles on récolte le baume sont les suivantes : Copaifera officinalis L., Copaifera guyanensis Desf., Copaifera coriacea Mart., Copaifera Langsdorffii Desf., Copaifera confertiflora Benth., Copaifera oblongifolia Mart. et Copaifera rigida Benth. Le baume de Bolivie est fourni par le Copaiba paupera Herzog. On obtient le baume en pratiquant, à la hache, des cavités dans le tronc, ou en forant l’arbre jusqu’au centre à l’aide d’une mèche de deux pouces de diamètre et en enfonçant dans ces trous des tubes de fer-blanc, par lesquels le baume s’écoule. Parfois les arbres sont tellement riches en baume, que les canaux résinifères (conduits résineux) éclatenet spontanément, et que le liquide s’écoule verticalement à la surface des crevasses ainsi produits. Certains arbres fournissent souvent 30 litres de baume ou même d’avantage.

On distingue dans le commerce différentes espèces de baume de copahu, désignées sous le nom de leur port d’exportation. Parmi celles-ci, la baume de Maracaïbo (dont la majeure partie est fournie par Copaifera officinalis) et celui du Para, sont les plus importants. Ce dernier est assez fluide, et sert spécialement à la fabrication de l’huile essentielle, car il donne le meilleur rendement soit 85%. Le baume de Maracaïbo est plus épais est abandonne à la distillation, de 35 à 58 % d’huile volatile.

Source :

Les Huiles Essentielles par E. Gildemeister et Fr. Hoffmann, Editeur Schimmel & Cie.

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